Jean-Paul Laenen - Biographie - Hommage à Maurice Maeterlinck - Tour kaléidoscopique - Liens


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Tour kaléidoscopique

asbeste, béton, plexiglas et acier
7,41 m x 2,87 m x 2,50 m
1982
dépôt de la
Fédération Wallonie-Bruxelles

Située près du bâtiment des Sciences sociales, la Tour kaléidoscopique de Laenen occupe le milieu du côté sud de la place du Rectorat, dans le prolongement du centre géométrique de celle-ci, selon l'axe nord-sud. Elle est formée de trois cylindres d'asbeste emboîtés sur un socle de béton, lequel est enfoncé sous la dalle de couverture de la place et comporte un siège. La hauteur des éléments est modulée en fonction d'élévations considérées comme spatialement déterminantes : le niveau supérieur des amphithéâtres, celui de la place sur le côté nord-ouest, et les niveaux supérieurs et inférieurs du côté sud. L'entrée ouverte à l'arrière du monument est protégée par un muret circulaire en blocs de béton blancs et gris beige. A l'intérieur, on peut soit surveiller la place par une fente verticale, soit observer le ciel à travers un "kaléidoscope", composé de divers éléments en plexiglas et en acier, et dont la fonction est de projeter des taches de lumière colorée, variables selon les heures et les saisons, à l'intérieur et sur la façade du bâtiment.

"Lieu isolant" offrant un abri au visiteur, la tour n'en est pas moins ouverte sur la place et vers le ciel, ce qui, dans le contexte universitaire, l'identifie à un poste d'observation, où les phénomènes s'appréhendent à travers le double canevas du pavement de la place et du kaléidoscope, ou encore lui donnent des allures de sas, favorisant le passage de l'étude à la pratique, ou de loge, de chapelle ou de caverne où l'initié renaît au monde. Elle se présente aussi comme un phare, ce qui renvoie à la métaphore maritime exploitée non loin de là par Paul De Gobert et
Claude Strebelle. Enfin, la succession de degrés, l'entrée en chicane, la fente évoquant une meurtrière, dans la mesure où elles se réferent à l'architecture ancienne, contribuent à cette méditation sur l'histoire qui apparaît comme un des principaux fils conducteurs pour la visite du musée.

Ce monument s'avère à ce point typique de la démarche de son créateur qu'il a inspiré à Willy Juwet ce portrait imagé : "Jean-Paul Laenen évolue sur l'échiquier à la manière d'une tour, capable de ce fait de survoler du regard le paysage, placé au centre vivant de la société, mais durablement à l'abri dans l'ivoire acquis de sa propre conscience."

Jean-Patrick Duchesne




ULiège - Musée en plein air - février 2004 - mise à jour : 5 octobre 2017