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Michaël Dans, Entre nous

Pierre bleue, 5 éléments (L. : 210 cm, 179 cm, 152 cm, 129 cm, 110 cm), 2010

Dépôt de l'artiste, 2010.

Comme c'est souvent le cas dans son processus créatif, l'artiste est parti d'un foisonnement d'idées hétéroclites pour se recentrer sur une forme épurée : cinq blocs de pierre bleue soigneusement taillés en hexagone. Cependant, l'aspect minimaliste devient secondaire quand l'oeil identifie leur typologie « à la Parisienne », c'est-à-dire le paradigme des cercueils tels qu'ils apparaissent dans les westerns ou les films de vampires. L'espace vert délaissé prend alors des allures de cimetière où les pierres tombales auraient adopté la forme des réceptacles qu'elles sont censées dissimuler.

Il s'agit de la déclinaison d'une installation présentée en 2006 à la chapelle du Genêteil. Dans On casse tous notre pipe, une pièce noire hexagonale abritait une série de dessins, photographies et sculptures traitant tous du thème de la vanité. On y retrouvait cinq cercueils en bois blanc emboîtés les uns dans les autres sur le principe des poupées russes. En les pétrifiant, Michaël Dans leur donne un caractère immuable. Il cherche à assurer une pérennité, voire une éternité non seulement à son travail plastique, mais également au souvenir des défunts anonymes. La diversité des formats évoque une famille (les Daltons ? les ours de Boucle d'Or ?), qui aurait péri dans une catastrophe ou dont les membres viendraient progressivement se rejoindre au sein d'un même caveau. Pour l'artiste, c'est notamment une allusion à la rapidité avec laquelle le souvenir des générations précédentes s'efface. Néanmoins, les pistes d'interpétration restent ouvertes, la mort étant un sujet de réflexion universel à la fois en tant que questionnement existentiel et réalité qui façonne nos existences.

Par ailleurs, le choix du titre Entre nous, qu'on pourrait traduire en wallon liégeois par "Amons nos'autes", est ironique. Il dénonce le caractère souvent autarcique des structures qui nous façonnent. Le poids des pierres est aussi celui des traditions ankylosées d'une famille ou d'un lieu d'origine, dont il est parfois nécessaire de s'affranchir pour se confronter à l'autre et trouver sa propre voie, mais auquel on reste inexorablement attaché.


© Michaël Dans (photo : Goldo)

Entre nous à l'angle de Feronstrée et de la rue des Aveugles, à Liège, dans le cadre de l'exposition Ennemis publics (2010).

Créée pour Ennemis publics, l'oeuvre de Michaël Dans avait été installée sur une petite pelouse arborée, entourée de voies de circulation, à proximité de l'esplanade Saint-Léonard. Sans vocation précise, il semblait prêt à servir d'écrin à un monument commémoratif.

Entre nous a été exposé à Sélest'art 2011, à Sélestat (Alsace) en octobre 2010.

 

   




ULiège - Musée en plein air - novembre 2011 - mise à jour : mise à jour : 4 octobre 2017